Problématique

Qu’est-ce qu’une « bonne » problématique ?

− Tout mémoire fait l’objet du traitement d’une problématique. Pour un mémoire-projet une « bonne » problématique est nécessairement en lien avec l’action réalisée (montrer l’articulation entre l’action réalisée et la problématique traitée d’une part, et le métier préparé d’autre part). En outre, dans « problématique », il y a « problème » : on n’attend pas un exposé sur une question particulière, mais une « mise en problème » avec un travail d’enquête qui va permettre d’améliorer la connaissance d’un phénomène et/ou apporter des propositions de solutions utiles dans le métier ciblé par la formation.


− Dans le mémoire, il n’y a pas un endroit spécifique où la problématique doit obligatoirement se trouver. Le traitement peut en être transversal (le risque est alors qu’elle soit peu «visible»); on peut aussi y réserver un chapitre spécifique (plutôt en fin de mémoire) : le traitement de la problématique sera ici parfaitement identifiée.


− Construire une problématique, c’est tout d’abord poser une question de recherche (forme interrogative – commençant, par exemple, par « En quoi… » ou par « Comment… »). Cette question de recherche est claire, précise, concise, univoque ; mais aussi susceptible d’être traitée et documentée…


− On formule ensuite une ou plusieurs hypothèses (ce sont les réponses qui nous viennent à l’esprit, quand on se pose la question – elles sont donc rédigées sous forme affirmative). Une hypothèse a pour caractéristiques d’être vérifiable, plausible et non certaine.


− Enfin, il reste à choisir les techniques qui vont permettre de vérifier les hypothèses.


− Les techniques que l’on peut utiliser sont de deux ordres : la recherche documentaire (tout ce qui peut apporter un éclairage sur la question posée et les hypothèses formulées); l’enquête, soit par questionnaire, soit par entretien semi-directif, soit par observation. Par exemple, la conduite de l’action peut être l’occasion de poser des questions pertinentes d’une part aux collègues de l’entreprise, d’autre part aux clients (toujours, bien entendu, respecter l’anonymat). En aucun cas, il ne peut s’agir d’un copier-coller d’éléments collectés ici ou là, sans réflexion personnelle.


− En fin de mémoire, on répond à la question posée en précisant si chacune des hypothèses est vérifiée ou non.


Les mémoires, rapports de stage ou dossiers importants font souvent l’objet d’une soutenance composée de deux parties pour  lesquelles un temps limité est défini : l’exposé et la soutenance (questions - réponses)

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