Mémoire-projet

Qu’est-ce qu’un « bon » mémoire-projet ?

− De façon très synthétique (sans redondance avec le rapport de stage), il présente l’entreprise et son environnement. On peut insister sur les éléments qui auront ensuite une importance tout particulière (lien avec l’action même).


− L’action ou le projet retenu ne l’a pas été par hasard : qu’est-ce qui a légitimé son choix ? Sur quels constats s’est-on appuyé ? Par exemple, constat d’un marché sur lequel l’entreprise est très peu présente et divers échos laissant supposer que des concurrents vont investir ce secteur d’activité.


− Les constats donnent lieu le plus possible à de l’analyse : comment expliquer le contexte que l’on a pu observer (causes – éventuellement, si les causes sont multiples, réalisation d’un diagramme d’Ishikawa) ? Quels risques prend-on si on ne fait rien (conséquences possibles) ? Le cas échéant, on peut montrer que l’action répond à un véritable besoin (réflexion sur le sens).


− Cette première partie va généralement être l’occasion de présenter le produit support de l’action, le service ou l’offre de l’entreprise, ce qui peut appeler une analyse comparative de la concurrence.


− En clair, il s’agit de montrer qu’on maîtrise parfaitement la méthodologie de projet :

Constats -> Analyse ->Réponse (Action)


− Il s’agit alors de fixer des objectifs (avec l’entreprise d’accueil et le centre de formation). Par exemple : vente de tant de produits. Chaque objectif donne lieu à la définition d’indicateurs : comment va-t-on, une fois l’action réalisée, évaluer que les objectifs sont atteints ? Par exemple : nombre de produits vendus. Les objectifs peuvent être d’ordre quantitatif ou qualitatif (par exemple, acquisition de telle compétence, contribution à une meilleure image, etc.).


− Une fois l’action retenue et les objectifs fixés, il s’agit de montrer son sens de l’organisation : démarches réalisées pour acquérir une expertise sur le thème de l’action (présenter les éléments recueillis) ; établissement d’un calendrier prévisionnel (ce qui suppose un inventaire détaillé de toutes les tâches à réaliser – planning de Gantt ou autre); mobilisation des moyens nécessaires à la réalisation de l’action ; création d’outils (par exemple, publipostage, trame pour prise de contact téléphonique, etc.)… La différence entre un mémoire banal et un mémoire exceptionnel résidera dans le fait de surprendre le lecteur par la précision des informations recueillies, la pertinence de ses outils, la qualité de son argumentation (par exemple, on peut présenter les avantages et limites des outils envisagés).


− On a conçu l’action à réaliser – il s’agit alors, très concrètement, de passer à l’action. On peut expliquer la façon dont l’action s’est déroulée, en insistant plus particulièrement sur les écarts par rapport à ce qui était initialement prévu. C’est l’occasion de montrer ici son sens de l’analyse critique, sa capacité à s’adapter face aux difficultés rencontrées, sa réactivité…

Dans le mémoire-projet il est important de bien distinguer ce qui relève de la conception de l’action et ce qui relève de sa réalisation.


− L’action réalisée, il s’agit de présenter ses résultats (capacité à rendre compte) et d’analyser les écarts entre ce qu’on a réalisé et ce qu’on avait prévu : l’évaluation. Pour cela, comme nous l’avons vu, il convient, en amont, d’avoir fixé des objectifs à atteindre et retenu des indicateurs d’évaluation. L’analyse évaluative permet d’identifier les éléments (faits, étapes, moyens, outils, ...) qui ont été contributeurs de réussite pour l’action et ceux qui ont constitué des freins. On en déduira les ajustements à effectuer pour plus de performance lors d’une ré-édition de l’action ou une action nouvelle dont l’analyse a montré l’opportunité et la pertinence.  On peut ainsi compléter le schéma qui reprend la logique de la roue de Deming (PDCA).:


Constats > Analyse > Choix d’une action > Fixation d’objectifs > Conception de l’action > Réalisation > Évaluation > Réajustements


− L’évaluation peut également être l’occasion d’évoquer des effets d’impact : effets positifs ou négatifs, prévus ou non, mais non explicitement recherchés au travers de l’action.


− Évoquer les réajustements, c’est préciser ce qu’il conviendrait de faire différemment si l’action était à recommencer. Ces réajustements possibles sont bien sûr à développer (pourquoi ? comment ?). On peut ainsi évaluer la capacité à prendre du recul, à se remettre en question et à être force de proposition.


− La conclusion peut être l’occasion de préciser ce en quoi l’action menée sera utile à l’entreprise : par exemple, l’action va se poursuivre, des outils vont être diffusés et réutilisés au sein de celle-ci…


− La réussite de cette épreuve suppose la part la plus importante possible d’autonomie (être en situation active).


Le mémoire-projet fait également l’objet du traitement d’une problématique

Comments