Exposé

Qu’est-ce qu’un « bon » exposé ?

− On respecte scrupuleusement la durée imposée de l’exposé. Ne pas partir du principe qu’il y a une tolérance. Il n’est pas interdit d’avoir une montre sous les yeux (par exemple posée à plat sur le bureau) et de la consulter discrètement.


− On entend parfois dire qu’un exposé ne doit pas « reprendre » le rapport de stage et le mémoire. Cela peut induire en erreur. En effet, la première qualité d’un exposé est d’être une excellente synthèse sur l’action tuteurée. Le jury doit en comprendre tous les tenants et aboutissants comme s’il n’avait pas lu le travail écrit ou comme s’il ne s’en souvenait plus. Pour éviter que le jury ne considère que l’exposé colle beaucoup trop aux écrits, on peut chercher à apporter le même contenu, mais exprimé différemment. Entre autres, le plan ou le contenu des supports peuvent être différents.


− Avec l’exposé, on doit viser à surprendre le jury : ainsi, on peut apporter des informations complémentaires, liées, par exemple, à des résultats survenus depuis la remise des écrits, ou encore à des événements en lien avec l’actualité.


- L’utilisation d’un support est quasi obligatoire : soit des diapositives présentées avec un vidéo-projecteur, soit des transparents avec un rétroprojecteur. S’assurer au préalable du bon fonctionnement des appareils de projection et en maîtriser parfaitement l’utilisation. Éviter, par contre, d’utiliser une multiplicité de supports (si on utilise un vidéo-projecteur, ne pas remettre de documents écrits au jury, ne pas afficher son plan : cela risque de disperser l’attention).


− Les diapositives ou les transparents ne sont pas des copies de pages des travaux écrits (rapport de stage ou mémoire) : ils sont adaptés, toujours dans l’idée de surprendre, de ne pas donner le sentiment de redondances. Ils servent de support à l’exposé ; dans ce sens, ils fournissent les grandes idées, mais sans fournir trop de détails : le jury lirait les documents projetés mais n’écouterait plus l’exposé. Les supports donnent simplement des repères. Le jury doit le plus souvent regarder l’étudiant(e), et non l’écran…


− On peut aussi imaginer des diapositives ou transparents qui présentent des documents à commenter. Dans ce cas, on se rapproche de l’écran pour expliquer le contenu, mais surtout, en évitant de tourner le dos au jury. On peut aussi utiliser un « pointeur » (avec un rétroprojecteur, on reste ainsi à côté de l’appareil de projection et on pointe directement sur le transparent).


− Dans tous les cas il est nécessaire de maîtriser les outils utilisés de manière pertinente. Dans le cas contraire l’utilisation de ces outils peut jouer un effet négatif. Ces outils doivent être au service de la valorisation du contenu qui prime sur la forme. Si l’on ne souhaite pas utiliser un vidéo-projecteur ou un rétroprojecteur, on peut remettre un « document de travail » à chaque membre du jury, ou encore installer préalablement de grandes feuilles sur un tableau...


− C’est souvent le début de l’exposé qui est le plus difficile. Pour se rassurer, on peut avoir avec soi une fiche en bristol où la première phrase est rédigée. La fiche peut également rappeler le plan de l’exposé, mais, normalement, il suffit de suivre la trame que proposent les supports (diapositives ou transparents). Si on utilise des transparents, leur copie papier peut contenir des mots clés qui vont rappeler les informations que l’on a prévu d’apporter ; avec des diapositives, on peut, de même, utiliser une copie papier avec des mots clés. Dans tous les cas, ne pas lire un document. Normalement, on maîtrise tellement bien son sujet que ces « astuces » ne vont servir qu’à rassurer…


− L’exposé lui-même donne au jury des repères : pour chaque partie, on synthétise ce qu’on vient de dire et on annonce le contenu de ce qui va suivre.


− L’exposé s’effectue en position debout, ce qui permet d’être plus présent face au jury. On évite d’être trop statique… ou de donner le tournis en n’arrêtant pas de bouger.


− On regarde les membres du jury alternativement, sans insistance toutefois, et non pas le mur qui est en face, le plancher ou le plafond.


− À la fin de son exposé, on peut remercier le jury pour l’attention qu’il y a portée.

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