Bibliographie

Une bibliographie : quoi, pourquoi, comment ?



Mettre en forme une bibliographie est à la fois simple et subtile car les textes cités peuvent être :

tirés de supports divers (livre, revue, site, groupe de discussion…),

de statuts divers (conférence, thèse, texte d’auteur, extrait d’un entretien…),

écrits par un auteur, un collectif d’auteurs, sous la direction d’un groupe de travail…,

une traduction,

une version revue et corrigée d’un texte plus ancien…


Il ne s’agit pas ici d’aller aussi loin dans le détail, chacun pourra retrouver des manuels très bien faits pour l’aider à constituer ses bibliographies ou se faire aider par les enseignants en cas de difficulté.


On ne peut qu’inciter les étudiants à s’entraîner et à consulter les bibliographies figurant dans les ouvrages qu’ils étudient… (Quelques exemples pourront figurer en ligne sur ce portail)



Une bibliographie n’est jamais trop longue ! Elle n’est pas là pour trahir le travail de l’étudiant, au contraire, elle est là pour témoigner de son investissement. Mieux vaut toujours citer ses sources que de risquer d’être accusé d’être un pilleur ou un tricheur… Attitude qui ne pardonne pas dans le domaine universitaire (et professionnel). Mais, en se projetant un peu plus loin dans l’avenir, quel professionnel aimerait qu’un autre que soi récolte le fruit de son travail artistique, technique, intellectuel ?


Une bibliographie ou une sitographie regroupe l’ensemble des sources consultées et utilisées dans un travail. Ces sources sont le reflet de l’intérêt et de la curiosité de l’étudiant pour le sujet qu’il a traité. Ces sources permettent au lecteur (correcteur, jury…) de vérifier ce que l’étudiant avance, commente ou critique, de mesurer l’état d’avancement des connaissances de l’étudiant et aussi plus largement de donner des pistes pour aller plus loin (c’est d’ailleurs pour cela que les enseignants donnent des bibliographies ou que tout bon ouvrage renferme une bibliographie).


Au fond, faire une bibliographie, c’est participer à la communauté scientifique (à son échelle) ; c’est reprendre l’idée qu’on ne pense jamais tout seul mais avec d’autres, à partir d’autres…


Une bibliographie est avant tout rigoureuse et cohérente. Chaque référence mentionnée adopte les règles communément admises à l’université et dans le monde de l’édition (normes AFNOR et ISO du domaine).


Une référence bibliographique est similaire à la fiche d’état civil du texte que l’on cite. Les éléments qui la composent sont conventionnels mais indispensables pour être compréhensibles par tous. Certes, ces éléments relèvent d’un code, mais sans ce code, la référence est incomplète ou incompréhensible et ne permet pas de retrouver l’article, l’ouvrage, le site, le groupe de discussion qui sont cités.


Attention, les indications notées ci-après concernent les documents dactylographiés. Si la référence devait être manuscrite et uniquement dans ce cas (dans un devoir sur table par exemple), ce qui est en italique serait alors souligné.



Ordonner la bibliographie


La bibliographie est organisée selon l’ordre alphabétique et/ou par support.



Citer un livre


Le nom de l’auteur est en majuscule.


Le titre du document à faire figurer est celui porté sur la page de titre et non sur la couverture. Il reprend la ponctuation. Il peut être suivi d’un sous-titre, s’il y a lieu, séparé par un tiret.


Le titre du livre est en italique.


On appelle note sur l’édition le fait qu’il s’agisse de la 1ère ou 2ème édition par exemple, que l’édition consultée soit revue ou corrigée (mention qui figure sur le livre dans les premières pages).


Le lieu d’édition est la ville dans laquelle se situe la maison d’édition (elle est mentionnée le plus souvent sur la page du dépôt légal). Il est suivi de deux points.


La collection apparaît entre parenthèses après la mention coll. et entre guillemets.


Pour les pages, soit il est fait référence de l’ouvrage entier : on met alors le nombre de pages de l’ouvrage avec p. (ex. 250 p.) ; soit il est fait référence d’une partie de l’ouvrage : on note alors les pages consultées avec pp. (ex. pp. 25-30).



NOM, Prénom,
Titre – Sous-titre, note sur l’édition, lieu d’édition : Editeur (coll. «… »), année de publication, nombre de pages ou pages citées.

Citer un article dans une revue


Le titre de la revue est en italique.


Le titre de l’article est entre guillemets.


Le numéro de la revue et sa date sont complètes.


Les pages font référence à celles de l’article.


Si cet article a un auteur, il est cité en premier comme pour un livre.




NOM, Prénom de l’auteur de l’article, « Titre de l’article »,
Nom de la revue, n°, date, pp.


Citer les documents électroniques


Les sources électroniques, plus que d’autres, sont volatiles et les mises à jour rapides font évoluer les documents.


Dans ce contexte, il faudra spécifier le support entre crochets, la date de consultation complète, la date de la dernière mise à jour si elle est disponible, l’adresse complète.



NOM, Prénom,
Titre de la ressource ou de la page d’accueil du site ou du période, [En ligne] date de consultation et/ou date de dernière mise à jour.



Une petite subtilité pour finir…


Une note de bas de page (c’est une référence qu’on met directement en bas de page, notamment lorsqu’on a fait une citation) reprendra tous les éléments cités pour les références bibliographiques à une exception près, on commencera par le Prénom puis le NOM de l’auteur.


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